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Relations internationales



Dans le cadre d’un processus de construction de politiques agraires en faveur de l’agriculture familiale, du développement territorial et de la souveraineté alimentaire, le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage, de l’Aquaculture et de la Pêche d'Equateur (MAGAP), a sollicité un accompagnement international pour l’élaboration de politiques de développement de circuits alternatifs de commercialisation, dirigés vers les petits et moyens producteurs ruraux.
Cet accompagnement international a été réalisé pour une partie par la FRCIVAM Bretagne. Il s'est concrétisé à travers la réalisation de deux missions en Equateur (Gilles Maréchal et Soazig Rouillard, FRCIVAM Bretagne) et par l’organisation d’échanges collectifs entre la Bretagne et l’Equateur. C’est ainsi qu’un groupe breton, constitué principalement de producteurs impliqués dans des dynamiques collectives de commercialisation en circuits courts, s'est rendu en Equateur du 18 au 26 septembre 2010. Et que la FRCIVAM Bretagne a ensuite accueilli, du 4 au 11 octobre 2010, une délégation équatorienne.

Retrouvez le rapport de la mission en Equateur, et le compte-rendu de la visite de la délégation équatorienne en France.


Gilles Maréchal a été invité au mois de mai 2009 par l'Ecole Supérieure d'Agriculture Luiz de Queiroz (ESALQ - université de São Paulo) pour des conférences et débats sur les circuits courts et les systèmes alimentaires locaux. Il en a profité pour découvrir des initiatives originales
- dans la commune de Paraty, sur les pratiques de l'agro-foresterie
- dans la commune d'Americana, auprès de la coopérative ACRA (production et commercialisation)
- à Piracicaba (siège de l'ESALQ) auprès de l'institut Terra Mater

Les liens précédents ouvrent des articles parus dans la revue Transrural Initiatives


La FRCIVAM a reçu fin 2008 une délégation du MAPAQ (Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec) pour un échange sur l'accompagnement des projets innovants en agriculture.


Pour la seconde fois, la FRCIVAM a reçu une délégation de 30 élus ruraux de l'état du Mato Grosso (Brésil) au mois de novembre 2007. Au programme, découverte d'initiatives bretonnes sur l'énergie (avec la commune de La Chapelle Thourault) et la commercialisation en circuits courts (Brin d'Herbe), réception par le Conseil Régional, visite de CUMA


A l'occasion de la semaine de la solidarité internationale 2006, la FRCIVAM participe à l'accueil de 3 représentants d'organisations qui militent pour l'accès à la terre et la promotion des agricultures familiales. Elle reçoit plus particulièrement Marcelo Durão, représentant du Mouvement des Sans-Terre de Rio de Janeiro, qu'accompagnent 2 collègues du Mali et de Madagascar.


Une délégation bretonne s'est rendue à Rio du 26 juin au 2 juillet 2005. Elle était composée de Daniel Lemaitre, agriculteur à Mael Carhaix et administrateur de la Fédération Régionale de CIVAM , de Gilles Maréchal, président d'AMAR,  et de 3 représentants du Lycée Agricole de Caulnes, Nadine Prado, directrice du centre de formation d'adultes, Robert Poisson, directeur de l'exploitation, et Yann Bossuet, formateur spécialisé dans la transformation des fruits. Ce compte rendu est illustré par les photos de Daniel Lemaitre (photo).

Cette mission avait pour objet d'étudier la mis en place d'une coopération sur les circuits courts de commercialisation, pour des produits issus de pratiques durables : agro-écologiques, selon le terme brésilien, favorisant l'autonomie de producteurs familiaux au sein de systèmes diversifiés. Le séjour sur place a été organisé par IDACO (institut de développement et d'action communautaire) et nous y avons rencontré des associations de producteurs et organismes officiels. Unacoop regroupe 98 associations pour la commercialisation. Elle dispose d'un pavillon pour la vente directe au marché de gros de Rio (photo) ainsi que d'une chambre froide pour la vente à la restauration collective, qui concerne de gros volumes pour la ville de Rio (photo avec Jucimar, président d'Unacoop). L'associations de petits producteurs de Paracambi (photo) utilise sa "salle de réunion" (photo) comme restaurant pour les urbains du voisinage. Certaines familles (photo) y expérimentent avec IDACO des techniques innovantes (photo)d'agriculture agro-écologique. Nous présentons ci-dessous un reportage plus complet sur lecampement des sans-terre de "Terre Libre". Nous avons fait le tour des organismes officiels :
- ministères du développement agraire, qui s'occupe de l'agriculture familiale (photo)
- ministère de l'agriculture, qui devrait s'en occuper (photo)
- secrétariat à l'agriculture de l'état de Rio (photo)
- recherche et universités, avec notamment une visite mémorable à la "petite ferme écologique" de l'université rurale de Rio (photo avec Dejair, chercheur à EMBRAPA sur l'agriculture ahgro-écologique)
- lycée agricole de l'université rurale (photo)

Les contacts établis laissent présager un travail en commun important pour les années qui viennent, dans le domaine de la commercialisation directe des produits issus de l'agriculture familiale agro-écologique. Un projet commun entre IDACO, Unacoop et rede ecologica est en cours de rédaction.

 


 le lycée de Caulnes a été soutenu
par le Conseil Général des Côtes d'Armor
pour la réalisation de cette action.

Daniel Lemaitre a réalisé un reportage photographique sur le campement Terra Livre, affilié au Mouvement des Sans Terre.

Terra Livre, campement du mouvement des sans terre situé dans l'Ouest de l'état de Rio, tout près de celui de Sao Paulo (voir carte). Dans cette région montagneuse, nos amis sont installés près du fleuve Paraiba, qu'ils doivent traverser en petites barques de fabrication "maison" pour aller à la ville la plus proche Itatiaia (photo). Cette proximité leur permet cependant de bien valoriser économiquement leurs productions maraîchères (photo), grâce à un système de vente en porte à porte. Ils tiennent à conserver des prix qui permettent à la population d'Itatiaia, majoritairement ouvrière à bas revenu, d'accéder à des produits frais. L'ensemble de le production du campement est produite en agro-écologie, sans intrants chimiques (photo).

Une bande de 100 mètres de protection écologique est respectée sur les bords du fleuve, avec quelques arbres fruitiers. Une seconde bande, sur un plateau protégé des crues, permet à chaque famille de disposer d'un hectare de cultures maraîchères (photo). Elle le cultive à titre individuel, mais la plupart choisissent de former de petits groupes de travail par affinités avec leurs voisins préférés. Le reste de la zone, composée de collines, est vouée à l'élevage (photo)et plusieurs dizaines de vaches sont déjà présentes dans le campement. Ces terres sont ouvertes à tous, le bétail étant propriété de chaque famille. La présence de bétail est le signe manifeste de la stabilisation économique. Terra Livre comprend une zone communautaire (photo) où est implantée l'école, une pépinière (photo), un télécentre (photo, où une dizaine d'ordinateurs attendent la liaison internet par satellite), quelques cultures pédagogiques pour les enfants  et le hangar (photo)qui sert de salle de réunions et des fêtes.

L'occupation de ces terres a été lancée en 1999, suite à la mise en évidence de 80 cas d'esclavage sur l'ancienne ferme d'élevage qui y était située. Le résultat au bout de quelques années seulement d'activités et impressionnant, même si nos amis, avec l'énergie caractéristique du mouvement des sans-terre, sont loin de s'en satisfaire. La communauté a su, grâce aux liens tissés par la vente directe, se mettre en relation avec son voisinage urbain, mais aussi la recherche et l'université. Elle met ainsi en application des travaux très innovants au Brésil pour une communauté de ce type : arrosage par aspersion automatique de la pépinière, bio-fertilisants, variétés rustiques sélectionnées. La communauté comporte 33 familles (photo), organisées en 3 "noyaux" de 11 familles, qui délèguent chacun 2 représentants à la coordination de la communauté. Elle traite des grandes orientations du campement et des liaisons avec le Mouvement des Sans terre. En parallèle, une association prend en charge les questions techniques et de la vie quotidienne (fonctionnement de la pépinière ou de l'école, organisation de fêtes) en fonctionnant sur la base de l'unanimité.

Chaque année, Terra Livre accueille des dizaines de visiteurs, amis des sans-terre, personne souhaitant (re)découvrir l'agriculture ou clients venant en curieux. Un chantier de 11 jeunes de Bretagne et des Pays de la Loire, dont 5 étudiants du lycée agricole de Laval, y sera organisé en oaût 2005 par l'association AMAR. Il permettra de construire une cuisine pour de monter une sorte de petit restaurant servant à la fois à la communauté à l'occasion ses "grands événements", mais aussi pour recevoir les visiteurs. Cet espace s'inscrit dans le plan d'ensemble d'un réaménagement du hangar communautaire, où le logement de visiteurs est prévu à terme.



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samedi 24 juin 2017